Le territoire du port de Marseille Fos recouvre de nombreux espaces naturels. La richesse de ces sites et des pratiques respectueuses de l’environnement permettent l’accueil de diverses espèces, dont certaines comptent parmi les plus rares et les plus menacées de France. Entre les Etangs de Camargue et la steppe de Crau, à quelques encablures de la mer, les terrains du port constituent un carrefour pour les espèces végétales et animales.
La steppe de Crau est, par exemple, un site d’exception caractérisé par le Coussoul qui le constitue. Mais il est d’une fragilité extrême et une fois détruit il ne se reconstruit pas. Pour protéger ses 300 hectares de Coussoul le port adhère, avec d’autres propriétaires, à une réserve naturelle de plus de 7’400 hectares où sont maintenues les activités traditionnelles.
Car il faut savoir que sur une partie du territoire du port, les professionnels ne sont ni marins, ni dockers… ils sont agriculteurs ! Les activités agricoles et pastorales contribuent, pour une large part, à la richesse et au maintien en l’état des milieux naturels. Par ailleurs, le port préserve son patrimoine bâti, témoin de l’histoire de ce territoire mais aussi de ses activités actuelles.
Sur une partie du territoire du port, les professionnels ne sont ni marins, ni dockers… ils sont agriculteurs ! Les activités agricoles et pastorales contribuent, pour une large part, à la richesse et au maintien en l’état des milieux naturels. Aussi, le port soutient-il les manades de races locales de taureau et chevaux de Camargue. Par ailleurs, le port préserve son patrimoine bâti, témoin de l’histoire de ce territoire mais aussi de ses activités actuelles.
Les zones agricoles du port jouent un rôle important dans l’alimentation de nombreuses espèces. Une grande partie de ce secteur est occupée, à l’année, par des troupeaux de vaches "Camargue" (photos) ou des moutons. De nombreuses espèces sauvages se sont approprié ces vastes surfaces à la végétation éparse et très rase. En tout, on dénombre 9 exploitations agricoles ou d’élevage dans le port (1700 ovins, 1000 bovins et 360 ha cultivés en riz, blé dur ou tournesol). Ces pratiques d’élevage sont extensives. Ces cultures sont, pour partie, en mode de production biologique.
A Carteau, dans le domaine public maritime, 39 agriculteurs élèvent des moules. Ces mytiliculteurs, organisés en coopérative, emploient plus de 100 personnes et exploitent un parc de 104 tables à moules. La production annuelle approche les 3’000 tonnes. Le parc occupe une superficie de 1’700 ha avec une profondeur de 4 à 7 m. Les temps de grossissement des moules varient de 6 à 12 mois, selon la qualité de leur alimentation, l’emplacement des tables et la saison.
